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Jardin d'hiver : un morceau de Forêt Tropicale en Bourgogne
Le "jardin d'hiver" permet, dans un cadre reconstitué de forêt tropicale, de découvrir, entre
le bananier géant et la minuscule plante sensitive, l'étonnante Victoria Regia, plante aquatique
géante originaire de l’Amazone.
Ce lieu permet d’aborder l’importance écologique des forêts tropicales dans l’équilibre de notre
planète.
Historique
« De 1780 à 1900, l’engouement pour les fleurs exotiques, la ferveur pour les plantes rares, le goût du dépaysement, l’attrait pour une nature renouvelée, vont se confondre en une passion, l’horticulture, et une forme architecturale, les serres et les jardins d’hiver. Leur extraordinaire expansion, au-delà d’une simple mode, en fit un véritable phénomène social gagnant progressivement l’ensemble de la société française »
(La grande Histoire des Serres et des Jardins d’Hiver, Ed. Graphite)
1663 : Première orangerie créée par Le Vau pour le Roi-Soleil, à Versailles.
1780 : Le premier Jardin d’Hiver construit pour le Duc de Chartres par Thomas Blaikie, son jardinier écossais, dans sa propriété de Monceau.
1803 : Premières à être édifiées dans la ville : les deux serres de la passerelle des Arts à Paris.
1805 : Serres de la Malmaison, construites par les architectes Thibault et Vignon, pour l’impératrice Joséphine de Beauharnais, épouse de Bonaparte.
1833 : Premières serres alliant fer et verre construites par Renault de Fleury pour le muséum d’Histoire Naturelle de Paris.
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S’ensuivent de nombreuses constructions qui accueillirent les somptueuses collections horticoles
de grandes familles bourgeoises, constituèrent le clou des expositions universelles de la fin du XIXe siècle
puis, enfin, devinrent l’élément incontournable des Parcs botaniques et Jardins Publics
(Paris en 1856 au Jardin d’Acclimatation et 1898 pour le Fleuriste d’Auteuil, Lyon en 1877-1882, Serre à
Victoria à Lyon en 1887, Bordeaux en
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1856, Nantes en 1844, Lille en 1887, Rennes en 1863, Rouen,
Montpellier, etc…).
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2000 : Sens réinstalle 600m² de serres de collections tropicales dans son Parc du Moulin à Tan, prolongement d’une histoire initiée dès 1970.
Une forêt à étages
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La forêt des nuages
Les arbres atteignant le toit de la forêt (la canopée), possèdent des feuilles coriaces, luisantes, adaptées aux vents desséchants, au soleil et aux grandes variations de température.
La végétation de l’ombre
Les plantes du sous-bois possèdent des feuilles larges et poilues. Des pigments rouges leur permettent de |
capter et d’utiliser la très faible lumière atteignant le sol (1% du rayonnement solaire).
L’ascension vers la lumière
Les lianes germent au sol, restent sous forme d’arbustes puis s’entrelacent autour des plantes pour parvenir jusqu’à la canopée et capter les rayons lumineux. Si le support meurt, elles peuvent ainsi rester suspendues.
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Le poumon de la terre s'essouffle !
Pourquoi préserver les forêts tropicales?
On estime que les forêts tropicales, qui ne représentent que 7% de toutes les terres émergées, abritent plus de la moitié des espèces animales et végétales de la Planète.
Chaque année, 140 000 km² de forêt tropicale sont détruits par l’Homme, soit l’équivalent d’un terrain de foot par seconde. Si ce rythme de destruction se poursuit, les forêts tropicales auront quasiment disparu en 2050 ; nous perdrons alors la moitié
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de la diversité biologique de la Planète.
Ces forêts, par la photosynthèse, apportent une grande partie de l’oxygène indispensable à la vie.
Par ailleurs, l’Homme ne cultive que 300 espèces végétales dans le monde, alors que 75 000 espèces sauvages seraient comestibles. En étant responsable de la disparition d’au moins une espèce végétale chaque jour sur Terre, nous nous privons certainement de nos futures ressources alimentaires.
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