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Des plantes sur d'autres plantes

Cette serre est en partie réservée aux plantes épiphytes, « étrangetés » de la Nature qui se développent sur d’autres plantes servant de support.
Elle abrite également d’autres curiosités tels que les plantes carnivores et plantes sensitives, attractions des plus jeunes !

Il ne faut pas les confondre avec les plantes parasites qui tirent leur nourriture de la plante hôte.
On classe les épiphytes en épiphytes strictes et hémi-épiphytes.
Les premières, n’ayant aucun lien avec le sol, utilisent l’eau de pluie, l’humidité de l’air et les substances minérales accumulées à la surface de la plante support pour vivre. Elles ont souvent une forme de cornet qui canalise
l’humidité et les débris végétaux tombés de la canopée (Broméliacées, Platycériums et Orchidées).
Lessecondes germent en haut des arbres puis envoient de longues racines jusqu’au sol (Ficus, Clusia, grands Philodendrons).


Mi-ange, mi-démon !


Les orchidées sont devenues des expertes dans l’art de leurrer les animaux qui peuvent assurer leur reproduction.

L’orchidée attire l’insecte par une odeur, un appât ou par mimétisme en ayant l’apparence de l’insecte femelle.
Au cœur de la fleur, il se retrouve pris dans un piège (une trappe qui se referme, l’obligation de sortir par un tunnel, une glissade dans un liquide), qui freine son départ.
L’insecte emporte, collés à son corps, les sacs de pollen appelés pollinies qui seront retenus plus tard par les stigmates gluant de la fleur suivante.
La Vanille, cultivée pour ses fruits, est la seule orchidée comestible. Angraecum fragans de l’Île Maurice est utilisée sous forme d’infusions, souvent ajoutée au thé.

La revanche des plantes

Les plantes carnivores disposent d’un complément de nourriture issu du piégeage d’insectes.

Népenthès et Sarracenia possèdent des pièges simples ressemblant à des urnes dans lesquelles l’insecte tombe, se noie et est digéré par des bactéries.
Drosera et Pinguicula utilisent la méthode du « papier tue-mouches » : l’insecte attiré se colle sur la surface des feuilles, ne peut se dégager et s’enlise encore plus.
Les feuilles d’Utricularia forment de petites outres. Ces
poches, comprimées et vides au repos, se remplissent d’air ou d’eau, aspirant la proie qui vient de les effleurer. C’est le plus rapide des pièges connus : 10 à 15 millisecondes suffisent.
Le piège à mâchoires des Dionées est le plus spectaculaire. L’insecte attiré se pose sur la feuille qui se referme. Les déjections de la proie déclenchent un stimulus chimique qui entraîne sa digestion.
L’évolution des plantes carnivores n’est pas toujours un avantage car l’excès de cadavres peut entraîner le pourrissement de la plante.
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