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La seule façade visible du Palais Synodal depuis la place de la cathédrale, est rythmée de puissants contreforts entre lesquels s'ouvrent de grandes fenêtres caractéristiques du Gothique rayonnant. Les pinacles des contreforts forment une niche abritant cinq statues (têtes, mains et attributs ont été restaurés. La statue de Saint Louis est moderne) : au centre, Saint Etienne, patron de la cathédrale, entouré de Saint Savinien et Saint Potentien,
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évangélisateurs du Sénonais, puis agenouillés, Gauthier Cornut et Saint Louis.
Le palais a été construit par l'archevêque Gautier Cornut dans les années 1230-1240. La chute de la tour de Pierre en 1268
emporta la voûte de l'étage supérieur qui fut remplacée par une simple charpente. Au XVIIème s., le palais subit une
transformation radicale : un grand escalier intérieur remplaça la rampe droite élevée primitivement sous le passage d'entrée;
un étage intermédiaire fut créé au niveau de la salle synodale, morcelant l'espace et conduisant à remodeler une grande partie
des percements. Sa restauration de 1855 à 1866 fut l'oeuvre de Viollet-le-Duc qui se passionna pour ce bâtiment charnière entre
l'architecture civile et l'architecture religieuse. Le toit de tuiles émaillées et le crénelage sont une restitution - sans grand
fondement - de l'architecte.
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Le palais synodal est composé de deux salles :
Au rez-de-chaussée, se trouve le tribunal ecclésiastique (officialité), avec prisons et salle des gardes. Les cachots, bien conservés, n'ont subi
aucune restauration.
Sous le passage voûté qui donne accès à la cour de l'archevêché, un escalier à rampe droite mène à l'étage entièrement occupé par une grande salle de réunion, la Salle Synodale dont les proportions sont à la dimension de la Métropole sénonaise au Moyen-Age.
Elle est composée de deux niveaux de briques et pierres, séparés par un large bandeau décoratif où l'on reconnaît
les armes d'Etienne Poncher (tête de maure et coquilles). Les fenêtres sont encadrées de pilastres richement sculptés.
Une porte au linteau orné d'anges et un puits au dôme d'écailles achèvent de rendre cette construction élégante et raffinée.
Quant à la façade sur la rue des Déportés, si son premier étage est aussi ouvert et décoré que la face sur cour, son
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rez-de-chaussée au grand appareil de pierre est sobre et fermé, gardant un aspect défensif.
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Côté Est, fermant cette première cour, l'aile Henri II propose une élévation beaucoup plus régulière et
classique en pierre. Due au cardinal Louis de Bourbon (1550), elle a été conçue comme une galerie à deux
niveaux, galerie ouverte au rez-de-chaussée, galerie d'apparat fermée à l'étage. Les grands arcs ont vite été
bouchés (peut-être dès le XVIIè s.) et l'espace intérieur a été morcelé pour créer des appartements.
Façade Est en briques, percée
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de grandes fenêtres rectangulaires, donnant sur une seconde cour, autrefois
jardin de l'archevêque. Au côté Nord de cette cour, le joli petit bâtiment de l'orangerie a été reconstruit fin XVIIè s.
Le fronton est armé des attributs du jardinage : arrosoir, bêche,
râteau, cordeau... Entre l'aile Henri II et le chevet de la cathédrale, se détache l'abside à deux étages de la chapelle
des Archevêques, construite en 1742 par l'archevêque Languet de Gergy et occupée aujourd'hui au premier étage
par le trésor de la cathédrale.
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L'aile François 1er est également appelée aile Louis XII.
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